FAQ

- Bonjour Tampographe, j’ai des questions à te poser.

- Ok vas-y.

- Vous existez depuis quand ?

- Depuis septembre 2007, ça correspond à la mise en ligne du premier blog du Tampographe. Mais je grave des tampons depuis 1995.

- Si je commande aujourd’hui, c’est quoi les délais ?

- En temps normal on expédie sous trois jours. Le colis met deux jours ouvrables à arriver si tu habites en France, et jusqu’à une semaine si tu habites le Wisconsin ou le Pacifique Sud. C’est variable. En fin d'année c’est plus long, on a beaucoup de colis à faire et les délais sont rallongés, alors n’attend pas le 20 décembre pour commander si tu veux être livré à temps pour Noël. Pendant cette période, même si on travaille beaucoup, pour que tout parte à temps, mais prévois dix jours entre la commande et la livraison. On fabrique tout nous mêmes et ça demande du temps.

- Je voudrais utiliser tes trucs pour faire des couvertures de carnets, ou des tote-bags, ou des peintures à l'huile, ou des lunettes de chiottes personnalisées, ou n’importe quoi d’autre destiné à la revente. Je peux?

- Non. Mes trucs sont destinés à un usage privé et non commercial. Tu peux imprimer tout ce que tu veux si c’est pour te faire plaisir ou faire plaisir à tes amis, mais la revente c’est pas question.

- Salut, j’ai un site internet d’actualité. Franchement tu me régales, mdr. Tes tampons seraient de bonnes illustrations pour mes billets d’humeur. Je peux prendre les images de ton site et les mettre sur le mien?

- Non, pareil, usage privé, et j'ai pas vocation à illustrer les propos des autres.

- Je suis influenceuse Life Style. Je peux avoir tes tampons gratos en échange d’un post?

- Je ne bosse jamais gratos, c’est très mauvais pour le karma.

- Je suis l’assistante d’un designer très connu, je ne peux pas vous dire son nom. Il apprécie beaucoup votre travail et voudrait savoir si vous pouvez lui faire un tampon pour son futur projet au Palais de Tokyo. Quels sont vos tarifs?

- On peut faire un échange. Je lui fais son tampon et comme il est designer il vient réparer mes chiottes, elles fuient un peu. S’il veut venir avec une cagoule pour rester incognito ça me va.

- Tu fais des tampons sur mesure ?

- Non, c’est pas mon truc. Je fabrique mes propres créations, c’est tout. Si les gens en veulent tant mieux, sinon tant pis pour moi. Je ne fais pas de commandes personnalisées.

- Tu gagnes ta vie avec ça ?

- Non bien sûr, c’est juste une façade légale. Je vends des organes dans l’arrière-boutique. On fait une promo sur les reins, vous en voulez?

- On peut venir faire un stage chez vous ?

- Non, je ne prends pas de stagiaires, ça me gène pour bosser.

- Comment on devient Tampographe ?

- C’est une formation diplômante un peu longue. Il faut naître à Bayonne, grandir dans un village basque de merde, travailler 10 ans comme illustrateur à faire des dessins pourris, et s’enfermer 5 ans dans un labo avec une bande de rats. C’est très spécifique. Il faut de la patience.

- Tu dis parfois « Nous » quand tu parles du Tampographe. Pourquoi ? C’est un pluriel de majesté ? 

- On est trois à travailler ici, plus un clébard qui ne fout rien, et deux perruches également peu utiles. Mais c’est aussi un pluriel de majesté.

- Vous êtes nombreux à faire ça ?

- On est une entreprise unique au monde. Paris ne nous mérite pas. 

- T’es artiste ou artisan ?

- Je m’en fous, je crois. Je suis tampographe, c’est une sorte troisième voie, bordée de poubelles mais pas désagréable. J’ai toujours bien aimé me promener dans les décharges publiques.

- Tu travailles à Paris ?

- Non, plus maintenant. On est installés dans l’Yonne, j’avais besoin de place pour mes chiens. J’ai une seconde passion qui est l’élevage de caniches royaux. Accessoirement j’ai un atelier plus pratique et je peux dormir sans être réveillé par les orgasmes du voisin.

- Je suis artiste. Tu fais des collaborations ?

- Non, plutôt crever.

- Tu travailles avec des revendeurs ?

- Non, on s’occupe de tout, de la conception à la vente. On préfère vendre nous-mêmes et on a pas vocation à faire des corner à la con dans des concept-stores. 

- T’as quel âge ? 

- On ne demande pas leur âge aux vieux, c’est pas poli.

- Comment c’est fabriqué ? Je peux faire pareil que toi ?

- Je ne donne pas mes techniques aussi facilement, cow-boy. Pose ton flingue, lève tes mains doucement et sort de mon atelier à reculons.

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